Couché de soleil sur le parc Georges Brassens

Remettre du carburant dans le moteur français

Le moteur français est doublement grippé.

Les périodes de difficultés provoquent le plus souvent sur les collectifs un repli sur soi, un isolement, la manifestation d'un réflexe de sécurisation et de sauvegarde des acquis. 

Aussi, favoriser ses proches quand il n'y a pas de place pour tout le monde peut s'expliquer. Mais la conséquence à grande échelle est un recul de toute la nation sur la scène mondiale. Les honneurs (places, reconnaissances...) étant attribués sans considération de talent, l'incitation à l'effort, à l'intelligence et à l'investissement nécessaires à l'atteinte des critères d'excellence est remplacée par une invitation à plaire en étant "pareil", en étant "d'accord", en se serrant les coudes pour rester en place et pour conserver les conditions d'un tel maintien.

En outre, les périodes d'incertitude freinent les initiatives et les prises de risque.

En s'agrippant à ce qu'on a pour en perdre le moins possible, on s'interdit de gagner un peu. La tentation de s'accrocher aux "succès du passé" est très forte, surtout lorsqu'il n'y a pas de talent particulier à exprimer. Mais les "succès du passé" ne produisent ni valeur, ni richesse et installent durablement la société dans une pauvreté culturelle et entrainent le pays vers le déclin.

C'est pourquoi je fais du talent le carburant qui remettra le moteur français en marche.

Le talent

Le talent c’est la matière première.
C'est l’élément de base de la création de valeur et de la richesse.

Le talent, c’est l’adresse, l’habileté, le savoir-faire, l’agilité, l’ingéniosité.
Le talent, c’est l’art, l’art d’expliquer, de construire, d’écouter, de comprendre, de décider, d’innover, de manier, de façonner.
Le talent, c’est ce qui fait la différence.

Le talent, c'est ce qui donne envie, c'est ce qui fait rêver.
Le talent, c’est de l’or !

Reconnaître le talent, c'est faire grandir la collectivité. 

(voir aussi l'article "Le pari de la compétence et de l'expérience" à la rubrique Le pari).

Le respect

Le respect est la première des valeurs pour la vie en collectivité.

Le respect, c'est l'écoute, c'est dire ce que l'on fait et faire ce que l'on dit.
Le respect, c'est de ne pas mentir, de ne pas mépriser, ne pas profiter.
Le respect, c'est l'égalité des chances, l'égalité de traitement pour chacun, homme ou femme, indépendemmant du milieu social, des revenus, des couleurs de peau, des pays d'origine et des croyances.

Le respect c'est aussi le droit de ne pas être d'accord, c'est la possibilité de se tromper.
Le respect, c'est croire dans l'intelligence, la dynamique et la créativité de la France.

Le respect, c'est reconnaître à chacun son droit à être.

La responsabilité

La responsabilité, c'est affirmer ses choix et les assumer.

La responsabilité, c'est réagir à un ordre contraire à ses prérogatives, c'est parfois le refuser.
La responsabilité, c'est aussi reconnaître ses torts, corriger et progresser.

En droit, la responsabilité requiert compétence, moyens et autorité.
Dans la pratique, il n'y a pas de responsabilité sans talent, sans autonomie ou sans audace.

La responsabilité est ce qui garantit la meilleure utilisation des ressources, l'efficacité.

Le courage

Le courage c'est décider, c'est être responsable.

Le courage, c'est la capacité à sortir des sentiers battus, à ouvrir de nouvelles voies, c'est oser penser autrementexpérimenter de nouveaux modèles. C'est affronter l'incertitude de l'avenir avec calme et détermination, avec force et fierté, avec confiance dans nos ressources, nos talents et notre dynamisme.

Le courage, c'est prendre le risque de ne pas toujours plaire.
Le courage, c'est accepter de ne pas avoir toujours raison. 

Le courage c'est ce qui fait la différence entre les immobiles et les audacieux.

La justice

La Justice, c'est l'équité de traitement pour tous.

C'est la protection des citoyens, la défense des libertés individuelles.
C'est la marque de respect des institutions envers la population et réciproquement la condition de confiance de la population dans ses institutions.

La Justice doit être ferme mais respectueuse.
La Justice doit être prompte et efficace.

La Justice doit être juste.

La volonté

La volonté, c'est la capacité à aller de l'avant, c'est la détermination à atteindre son but.

La volonté, c'est l'énergie.
C'est la force de caractère qui permet de tenir l'effort, de surmonter les obstacles, de ne pas baisser les bras quand ça devient plus difficile. La volonté, c'est ce qui met les hommes et les femmes en mouvement.

Associée aux autres valeurs que nous portons, la volonté, c'est le moteur du changement.

L'efficacité

L'efficacité, c'est la mise en oeuvre utile des capacités de chacun, c'est la recherche d'une réelle valeur ajoutée.

L'efficacité, c'est regarder les difficultés en face et travailler à les résoudre.

L'efficacité, c'est le refus de l'argent facile, du moindre effort, de la médiocrité, des passe-droits et des copinages.

L'efficacité c'est le talent, la compétence, le juste effort, leur reconnaissance et la juste rémunération correspondante.

L'efficacité, c'est la force des raisonnements et des réflexions qui font sens, c'est l'intelligence des situations.

Construire des organisations efficaces

Le rendement d'une organisation (valeur ajoutée) ne tient pas tant aux moyens en place (nombre et qualité) qu'à la pertinence de ses actions (adéquation au besoin, respect des contraintes) et donc à l'efficacité de ses processus de décision (assertivité, simplicité et cohérence).

Assertivité : Une décision non affirmée, non assumée n'est pas une décision efficace car elle n'implique pas de responsabilité en cas d'inadéquation au besoin. Ce n'est une décision qu'en apparence, ce n'est donc même pas une décision. L'assertivité enlève le doute vis à vis des intentions cachées et clarifie la réelle volonté de la mise en œuvre. Prendre une décision comprend toujours un risque. Ne pas en prendre, c'est subir !

Simplicité : Une décision compliquée a toutes les chances d'être mal adaptée, mal comprise et mal appliquée. La simplicité d'une décision est l'un des critères indispensable à sa transmission sans déformation et à sa mise en œuvre conforme à la volonté assumée.

Cohérence : Une décision non cohérente n'est pas applicable. Décider de ce sur quoi on n'a pas de pouvoir, n'est pas une décision, c'est une absurdité. On ne peut pas décider qu'il fera beau demain, que le nouveau produit dont la compagnie est si fière va bien se vendre ou bien que le nombre de chômeurs sera divisé par 2 en 5 ans. De même, des décisions contradictoires entre elles ne sont pas applicables simultanément indépendamment de la bonne volonté des différents acteurs. Il convient donc de vérifier de la cohérence d'une décision par rapport à l'organisation, aux besoins, aux contraintes, aux actions en cours et aux autres décisions et que l'ensemble est bien de nature à conduire l'action. 

En appliquant ces principes aux décisions de l'Etat, j'entend redonner la maîtrise de son organisation et de sa politique à La France. En montrant l'exemple, j'entends favoriser la démultiplication de telles initiatives dans les collectivités nationales, régionales et locales, dans les entreprises publiques et dans les administrations.