http://cdn-europe1.new2.ladmedia.fr/var/europe1/storage/images/europe1/politique/machisme-en-politique-des-anecdotes-edifiantes-938970/18825554-1-fre-FR/Machisme-en-politique-des-anecdotes-edifiantes.jpg

Sauver la démocratie

La constitution du 4 octobre 1958 établit le principe de la République :
"Gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple."

Gouvernement du peuple

La politique dans son acception la plus noble correspond à l’organisation et au fonctionnement du groupe social. "Gouvernement du peuple" établit que le peuple dans son ensemble est bien l’objet des actions conduites. Certains partis et candidats, dans leurs déclarations et programmes électoraux, semblent en avoir oublié ce fondement, réduisant la politique à la seule maîtrise du capital, la population n’ayant alors plus vocation qu’à produire ce capital et encore bien sagement.

Pour moi, la politique c’est l’art de rendre possible ce qui est souhaitable, ce qui est bon pour le développement de la société.

Gouvernement par le peuple

"Par le peuple" signifie que les décisions sont prises et les actions conduites en son nom, avec son accord. "Par le peuple" pose la question de la représentation. La constitution de 1958 précise que le peuple "exerce sa souveraineté par ses représentants et par la voie du référendum". Or, trop de décisions sont prises contre la volonté du peuple, sans son consentement, sans débat démocratique, parfois même en force. La Loi, qui n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la Société (Art. 5 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen) est trop souvent détournée à des fins partisanes et comme instrument du pouvoir en place.

Trop rarement l’Etat rend des comptes à ses administrés. Trop rarement les fondements ou l’esprit de la Loi sont expliqués. La Loi n’est pas un piège tendu mais une référence, un guide qui accompagne.

Je propose de mettre en place un organe populaire capable d'interpeler l’État et de lui demander des comptes. Je propose de simplifier et d’expliquer la loi, de la rendre absolument applicable et de l’appliquer absolument (voir les articles "Dépoussiérer la loi" et "Réparer la Justice" à la rubrique "Loi-Police-Justice".

Gouvernement pour le peuple

Celui à qui l’action de l’Etat est destinée c’est le peuple, tout le peuple, seulement le peuple. Favoriser une partie du peuple, nourrir l’élite, laisser se rétablir les privilèges de certains, c’est renoncer à la démocratie, c’est piétiner les principes fondamentaux sur lesquels la France s’est bâtie. Ces principes même ont valu à la France le respect de ses valeurs sur la scène internationale, respect qu’elle est en passe de perdre.

Il n’est nullement nécessaire d’ajouter des lois supplémentaires à un arsenal déjà fort complexe et en grande partie inapplicable. Il suffit seulement d’appliquer les principes fondamentaux de la Loi pour sauver la démocratie.

Etablir les conditions d'exemplarité

Je considère que la classe politique (celle au pouvoir en particulier) a un devoir d'exemplarité.

Je ne cautionne pas les abus, les passe-droits, les avantages accordés à ceux qui en ont le moins besoin, y compris parfaitement légalement lorsque la loi est mal faite ou qu'elle est détournée au profit de quelques uns.

Ce sont les élus qui doivent être au service de la France et non la France à leur service. Les élus doivent des comptes à leurs administrés, ils ont des obligations avant d'avoir des droits.

Aussi la rémunération des élus doit être raisonnablement établie en tenant compte des contraintes de leur fonction et non artificiellement élevées avec le prétexte de les "tenir à l'abri" de l'effet des lois qu'ils contribuent à faire adopter.

De même une pension de retraite ne peut être établie que relativement au temps de cotisation et ce pour tous. Je propose d'aller vers la convergence des modèles de cotisation et de calcul des pensions de retraite pour tous, progressivement.

Je défend la juste représentativité (donc proportionnelle pour au moins 20% des sièges) de la France à l'assemblée nationale.

Limiter les mandats

Il me paraît important que les députés et les sénateurs gardent un pied "dans la réalité" en dehors de l'hémicycle ou du sénat, par exemple en exerçant une activité dans la société civile, moyennant alors un aménagement particulier pour une véritable présence aux séances.

Aussi, en améliorant l'assiduité de manière significative, nos 577 députés et 348 sénateurs actuels peuvent resserrer leurs rangs. Toutefois, pour être représentatif de l'ensemble de la population, il doit être tenu compte, par département, du nombre d'inscrits sur les listes électorales.

Après le 31 mars 2017, il ne sera plus possible pour un parlementaire (député européen, député à l'Assemblée nationale, sénateur) d'être notamment : maire, adjoint, président ou vice-président d'un établissement public de coopération intercommunale, d'un conseil départemental, d'un conseil régional ou d'un syndicat mixte.

Sortir du bipartisme

Les partis "institutionnels" se sont montrés incapables de conduire la France et de proposer à la France et aux Français un véritable projet de société.

De surcroit, faisant face aux dissensions internes permanentes et aux luttes de pouvoir fratricides, les partis politiques ne sont pas en mesure de donner à la France des candidats compétents et dignes de confiance. Au contraire, le fonctionnement des partis ne peut qu'engendrer des candidats qui ont collectionné fausses alliances et vraies trahisons, pour arriver jusqu'au sommet, bien loin des vertus qu'un peuple est en droit d'attendre du chef de l'Etat.

Pourtant les biens nés, les biens placés profitent du système, ils s'en nourrissent et ne sont pas prêts à le voir disparaitre. Dès lors et parce qu'il leur reste une puissante logistique, ces partis sont réduits à ce que toute l’énergie consommée soit destinée à se maintenir en place.

Question de survie, c'est de la logique de bernique !

On se serre les coudes entre amis, on peaufine les apparences trompeuses, on active le réseau partisan, on occupe le terrain médiatique, on lessive les cerveaux. Les partis "institutionnels" veulent ainsi contraindre la France dans un prêt à penser "gauche-droite", une pensée en boite que les médias et les grands groupes entretiennent, laissant croire qu'aucune autre manière de voir n'est possible.

Mais le plus bel emballage ne fait pas le cadeau...

Le "gauche-droite" est réducteur, catégorise les modes de pensées et les individus, limite le champ des possibles et biaise la représentation et le débat démocratiques : nationalisation contre privatisation, les salariés contre les employeurs, tout ça est bien stérile.

Le prêt à penser ne fonctionne pas bien en politique. Gauche et droite correspondent à des valeurs et des convictions très floues que chacun interprète en fonction de sa propre sensibilité et de son expérience particulière. Tout le monde ne voit pas la même gauche ou la même droite. C'est pourquoi chaque élection amène son lot de frustrations et de désillusions : ce n’était pas cette gauche-là ou cette droite-là qu’on attendait…

Faute de nouvelles idées, c'est la stratégie et non une erreur !

Les partis continuent de proposer les vieilles recettes qui ne marchent pas. Rien n'est réellement remis en cause de ce qui cause le mal principal de la France, c'est à dire l'injustice la plus totale : Injustice sociale, injustice financière et fiscale, injustice de la reconnaissance des talents et de l'effort, l'irrespect le plus total des institutions envers les Français grâce auxquels elles existent. C'est une France des castes qui est entretenue : Celle des privilégiés contre celle des exclus.

Dès lors, seule une candidature désintéressée pour sa personne mais engagée pour la France, seul un candidat qui n'a pas contracté d'alliance, qui n'est tenu par aucune autre obligation que de servir la France, qui ne doit sa place à aucun groupe d'influence public ou privé nous paraît légitime et crédible pour redonner à la France la confiance qu'elle n'accorde plus dans l'action politique.

Se protéger des lobbies

Je désapprouve les lobbies dans leur ensemble, qu'ils soient alimentaires, pharmaceutique ou d'une quelconque obédience, dans la mesure où ils représentent des groupes d'intérêt et de pression dont l'objectif est d'influencer les décisions des pouvoirs publics.

En revanche, je considère que s'il est important pour le politique de s'entourer d'avis éclairés, c'est bien à lui de choisir ceux à qui il donne à s'exprimer.

Comment il faut fuir les flatteurs

"Il doit les interroger sur toutes choses et entendre leur opinions, puis décider par lui même à sa guise ; et dans ses conseils et avec chacun d'entre eux, se comporter de façon que chacun connaisse que, d'autant plus librement il parlera et d'autant plus on lui en saura gré ; hormis ceux-là, ne vouloir entendre personne, exécuter la chose décidée, et être obstiné dans ses décisions. Qui fait autrement, ou il s'écroule à cause des flatteurs, ou il change souvent à cause de la diversité des avis : d'où résulte qu'on fait de lui peu d'estime. […] (Il) doit sans cesse prendre conseil mais quand lui le veut et non quand le veut autrui, et même il doit décourager chacun de le conseiller en rien s’il ne le questionne pas ; mais lui doit certes être grand questionneur, et ensuite, sur l’objet de ses questions, patient auditeur du vrai, et même, s’il discerne que quelqu’un, pour quelque raison de déférence, ne le lui dise pas, s’en fâcher."

"Le Prince" – 1516. Machiavel – Chapitre XXIII – Comment il faut fuir les flatteurs.

Assainir l'Etat et décentraliser

J'entends participer à la redéfinition du rôle de l’État, à clarifier la hiérarchie des collectivités et à en alléger la structure fort couteuse et inefficace.

Sans être totalement caricatural, notre société fonctionne beaucoup sur le zéro risque, pas de décision, pas de responsabilité, beaucoup d'heures et d'argent consommés en études, audits et prestations de conseils... pour finalement pas plus de décision. Le fonctionnement de l'administration française malgré quelques progrès récents dus principalement à l'informatisation continue de payer très cher le cout des non décisions, les décisions contradictoires et toute l'inefficacité engendrée. Nous voulons travailler à réduire le coût de l'inefficacité.

Celui qui fait fonctionner l'Etat (et ça vaut pour toute entreprise publique et toute administration), c'est celui qui est tout en bas, celui qui fait le travail en arbitrant entre les priorités, en se dépêtrant sans cesse face aux incohérences du système. Tout en haut, ce n'est pas cohérent ou rationnel, c'est politique, de la mauvaise politique, une politique partisane, une politique du réseau et de privilèges, des passes droits, de la combine, du sur mesure cousu main, des lois d'exceptions.

Je privilégierai dans mes choix les comportements hiérarchiques qui proposent, arbitrent, résolvent les anomalies, construisent et assument au contraire des comportements partisans insipides.

Je ne partage pas le projet de supprimer 500 000 emplois de fonctionnaires, la relation entre l'administration et les citoyens étant déjà plus que souvent très dégradée.

Je propose le maintien du nombre de fonctionnaires au contact, mais défend une chaîne de décision plus performante et une structure hiérarchique allégée. Lorsque les décisions sont rapides, claires et cohérentes, il n'est pas nécessaire de les canaliser par une hiérarchie surabondante. En complément, les sans emplois exerceront une activité au service de la collectivité contre la rémunération de leurs indemnité chômage et donc à bien moindre frais pour l’État, tout en leur évitant d'être laissés au banc de la société (voir l'article "Acter la réciprocité : activité contre rémunération, rémunération contre activité" à la rubrique "Emploi").

Là où, sur ce thème, certains voient, dans le transfert vers le privé de certains services d'Etat, une rationalisation, nous affirmons ne pas plus croire dans les vertus de l'un que de l'autre. Nationalisation contre privatisation est un faux débat, les pouvoirs doivent toujours s'équilibrer.

Je veux oeuvrer à la décentralisation de la France et ne pas tout légiférer dans la capitale.

Je propose de redescendre le centre de gravité des décisions. Les meilleures décisions sont celles prises sur le terrain car au plus proches de la réalité, les niveaux hiérarchiques supérieurs venant établir la ligne de conduite et un cadre uniformisé, jusqu'à l’État qui en établit les principes généraux.

L’organe central doit fixer un cap, cadrer, harmoniser dans les grandes lignes, pas étouffer ou contraindre inutilement.

Rendre au peuple sa souveraineté

Une démocratie qui dit à ses citoyens comment ils doivent penser, comment ils doivent voter n'est une démocratie qu'en apparence.

L'administration française n'est pas au mieux de sa forme et la relation entre les services et les citoyens est déficiente.

Je revendique un Etat et une collectivité plus efficaces, plus à l’écoute et au service des administrés.

Nous savons le recours au référendum très fréquent en Suisse. Il est une manière d’impliquer véritablement la population dans ses choix de société et la preuve qu’il est possible d’avoir un pouvoir non autiste.

Je propose que l’administration rende des comptes, accueille et instruise les réclamations, recueille périodiquement les avis des administrés pour toujours progresser.

Les services doivent faire l'objet d'évaluations de satisfaction et seront tenus d’instruire les réclamations. Le traitement des dossiers pourra être accéléré par le numérique, mais les cas particuliers feront l'objet de prises en charge individualisées par des personnels compétents et accueillants.

Les choix d'attribution doivent pouvoir être expliqués humainement et à ce titre, je refuse l'excuse informatique "c'est le logiciel qui a décidé".

Je propose d'agir à la mise en place un organe populaire capable d'interpeler l’État et de lui demander des comptes.

Conduire la transformation

La société nécessite une transformation et nous considérons que cette transformation doive être pacifiste. Nous souhaitons qu'elle corresponde à une prise de conscience collective, une envie de prendre son avenir en main.

Ce qui est intéressant dans une transformation, c'est ce qu'on choisit de construire.

Transformation n'est pas révolution, à la fois parce que révolution renvoie plus souvent à une phase de chaos, à un débordement non contenu qu'à une phase de construction et parce que révolution signifie aussi tourner en rond et revenir à chaque cycle au point de départ.

Une transformation se conduit par l'exemple.

J'écoute, j'observe, je ne prend pas les Français de haut, je ne juge pas. Je valorise le travail, la responsabilité, une même justice pour tous, je refuse les alliances partisanes, la logique des castes, les privilèges, je dénonce la promotion du réseau d’amis et les apparences trompeuses. J'assume et je regarde les difficultés en face. Je défend l’idée que l’État doive savoir maintenir l'obligation de transparence et conserver sa position d'arbitre. Si l’État veut regagner la confiance des citoyens, il leur doit le respect de la vérité.

Mon seul intérêt est celui de la France et des français. Je ne crois pas au mythe du héro, personnage providentiel qui sauve le monde à l'aide de pouvoirs qu'il est le seul à détenir. Je crois dans quelques principes fondamentaux qui ouvertement réaffirmés et correctement appliqués remettront la France sur les rails.

Le gouvernement d'un pays, pour qu'il prospère, nécessite de nombreuses vertus. En les instaurant par l'exemple, j'espère recueillir la confiance et l’adhésion des Françaises et des Français.

Une transformation se démultiplie par le partage d’idées et la discussion.

Je me positionne sur le fond des sujets, je donne du sens à mes propositions, je traite mes interlocuteurs avec respect.

Une transformation convainc par les explications.

J'explique, je fais part de mes raisonnements afin de permettre à chacun de se les approprier ou de les contredire. Expliquer donne du sens, expliquer fait le pari de l'intelligence.

Préférer la compétence au copinage

Les plus gros dysfonctionnements proviennent du copinage : copinage au sein de l'Etat, copinage avec la famille et l'entourage politique, copinage entre l’État et les dirigeants de grosses entreprises dont les médias, procédant à un soutien conditionné par quelques privilèges en retour qui s’accommodent en marge de la loi.

La déviance viens du collectif, car le collectif s'arrange, dissout les responsabilités et ses membres se protègent mutuellement comme partenaires du crime qu'ils ont commis.

Pour se protéger et se rassurer, le collectif reconnait en priorité ceux qui lui ressemble et pensent pareil. Celui qu'on accueille ou qui est promu est choisi plutôt docile, aligné et en phase avec le système. Il est primordial qu'il ne puisse à aucun moment le mettre en danger. Une fois adoubé, le nouveau reproduit forcément ce qu'il a toujours fait et ce pour quoi il a été reconnu. Le système parfaitement entretenu est très stable.

A ce jeu, c'est l’État qui cautionne, c'est l’État qui enfreint la loi, loi dont il est lui même le garant.

J'entends protéger des dérives du collectif, en réaffirmant les responsabilités individuelles, à commencer par celles des représentants de l'Etat.

Rétablir le contrat social

Dans une démocratie les libertés n'ont de bornes que pour garantir l'exercice des mêmes libertés à tous. C'est à la loi seule qu'il appartient d'établir ces bornes.

La loi est le fondement du contrat social, celui par lequel chacun renonce à se faire justice soi-même pour s'en remettre à l'autorité de la loi.

En retour, l'exercice de la loi protège et puni, garantissant le maintien par leur respect des conditions du contrat. Dans le cas contraire, c'est le despotisme de l'arbitraire, le règne par l'incertitude et par la peur.

Comme tout contrat, le contrat social est un engagement réciproque. Chaque citoyen accepte les règles de la loi tant qu'il en retire un bénéfice plus grand que s'il n'y consentait pas. C'est un équilibre fragile. Une Justice mal définie ou mal appliquée fait perdre la confiance de la population dans le contrat social et dans la démocratie. Il ne peut y avoir de démocratie sans une Loi juste, une Police compétente, respectueuse de la loi et respectée du peuple ainsi qu'une Justice efficace. 

A contrario, l'Etat ne peut tout réglementer et tout réguler, sans que la nature humaine finisse par reprendre ses droits (y compris et en particulier ses instincts plus primitifs). Pour l'avoir nié, les modèles de société communiste, n'ont pas survécu à la volonté de pouvoir, de compétition et à la jalousie (qui en est la conséquence immédiate) entre les individus. Le traitement "tous pareils" imposé par un régime contraignant ne pouvait pas résister aux réflexes de survie de l'espèce.

Ces principes sont le fondement de la démocratie, le socle de la vertu.

Or, si l'Etat ne pourvoit pas à la sécurité (au sens large incluant Défense, Loi, Police et Justice...), la population ne respecte plus l'Etat et développe des attitudes protectrices plus individuelles ou par groupe d'intérêt en dehors de tout cadrage national maitrisé.

Par défaillance de l'Etat ce contrat n'est aujourd'hui plus honoré.

Une loi juste est équitable pour tous, non partisane, garante des libertés individuelles. Nous sommes tous différents et c'est une chance. La loi fixe donc le cadre qui permet à chacun d'exprimer sa différence sans empiéter sur la liberté des autres à exercer ce même droit. Or, si l'égalité est acquise dans les textes, en réalité elle ne l'a pas été aussi peu depuis longtemps dans l'histoire de France.

Rétablir le contrat social est une marque de respect de l'Etat envers le peuple et de reconnaissance qu'il n'est là que par sa volonté.

Savoir s'inspirer de l'Etranger

Il est important de garder un œil sur les belles réalisations et les réussites des pays voisins. Lorsque cela est possible, il peut être pertinent de s'en inspirer et de les transposer.

Le modèle de démocratie ouverte qui s'instaure progressivement en Islande depuis la crise financière de 2008 est très intéressant. Il indique que lorsque la population croit à nouveau dans ses capacités et dans la protection de ses intérêts par l’État, elle développe son talent et améliore sa production et ses services.

Il convient toutefois de comprendre la philosophie et les mécanismes qui sous-tendent, de prendre en compte l'ensemble des conditions qui les permettent, car n'en prendre qu'une partie fonctionne rarement. C'est comme vouloir appliquer les méthodes et les outils de l'industrie japonaise sans l'esprit qui les anime.

La résorption du chômage en Allemagne par exemple ne peut s'expliquer par la seule politique d'Angela Merkel mais plutôt par la courbe démographique, cette courbe étant elle-même la conséquence, entre autres facteurs, du moindre emploi des femmes et encore en amont de la plus faible prise en charge des enfants par l'école.