http://www.emploisprofessionnelsensante.com/fr/page/35/les-emplois-les-plus-payants

Cesser de croire qu'on fabrique de la richesse avec rien

Le principe selon lequel la productivité est un facteur de progrès et de croissance a fait long feu. La richesse n'est pas question d'accumulation de biens mais de dynamique d'échange. Elle se mesure en nombre de transactions et représente la redistribution de la valeur ajoutée. La croissance, c'est l'augmentation de ces redistributions.

De ce point de vue, la spéculation boursière est un "jeu à somme nulle". Elle ne crée pas de richesse, encore moins de croissance. Elle surfe localement sur les points de croissance pour se rémunérer. Et en se rémunérant au détriment de l'emploi, elle se saborde elle-même. Au contraire, plus le nombre d'acteurs est important, plus l'économie est active et génératrice de croissance.

Plus il y a d'emplois, plus il y a d'acteurs et de richesses à partager.

Trouver de nouvelles sources de richesse

Celui qui conçoit, qui transforme, qui assemble, qui élève, qui cultive, qui transporte, qui enseigne, qui soigne... est générateur de valeur. Celui qui organise, qui encadre, qui dirige est un concentrateur de valeur, pas un producteur. Il œuvre à éviter la dispersion et la perte de valeur, mais il n'en ajoute pas. La valeur créée est alors redistribuée entre les générateurs de valeur, l'encadrement, les fonctions supports et le tout produit de la richesse.

La création de richesse est uniquement question d'huile de coude et de matière grise.

A l'inverse, une fabrication automatisée produit de la valeur mais pas de richesse. S'il y a bien transformation (création de valeur), il n'y a pas redistribution (création de richesse). Pour autant, le propos ici n'est pas de réduire ou de ralentir la production automatisée, par de nombreux aspects, elle est plus précise, plus fiable et répond plus certainement aux critères d'exigence technique et de qualité. En chirurgie par exemple, la précision d'une machine automatisée est aujourd'hui bien meilleure que celle du plus adroit des praticiens.

Le sujet est plutôt de trouver de nouvelles sources de richesses, et il y en a. Elles sont à rechercher là où la valeur humaine garde toute sa fonction, en développant la créativité et les services, en réhumanisant la relation client, en investissant dans la formation, dans la recherche, dans les arts et les loisirs, il y a de nombreuses pistes à explorer.

Partout où il y a du talent, il y a de la richesse en puissance.
Et on ne dira jamais d'une machine qu'elle a du talent.

Acter la réciprocité : activité contre rémunération, rémunération contre activité

De ce qui précède, il ressort que le modèle d'indemnisation des sans emplois correspond à une distribution sans création de valeur. Dans ce cas, il n'y a non pas création de richesse mais appauvrissement. Au delà et malgré quelques aménagements récents, les chomeurs pour toucher leurs droits sont tenus de ne pas exercer d'activité. La non création de valeur est alors dramatiquement institutionnalisée.

Un modèle dans lequel les demandeurs d'emploi seraint affectés à des activités pour la collectivité contre la rémunération de leurs droits, offrirait de bien meilleures perspectives. Il permettrait un maintien en activité, en état de socialisation des sans emploi et la reconnaissance de leur utilité, contribuerait à la préservation de leur santé mentale et physique et de leur dignité et entrainerait une réduction des impôts pour la collectivité.

Il n'est pas question que ces activités deviennent la norme en matière de travail, mais qu'elles constituent une étape structurante et accompagnante vers l'emploi. Il convient donc de les encadrer.

Je propose donc de mettre les sans emplois à contribution pour la société. Je l'imagine sous la forme d'un temps partiel qui laisse du temps pour des démarches de retour à l'emploi. Ainsi, au lieu de payer des chômeurs à ne pas exercer d'activité, je viens renforcer les services utiles à la société et propose aux sans emplois de rester "dans la course" le temps de retrouver une activité plus pérenne et mieux rémunérée.

L'activité est une source de richesse, l'inactivité un appauvrissement.

A l'instant de basculer

La France est tellement préoccupée de redistribuer ses richesses qu'elle en a oublié qu'il fallait aussi les produire."

"A l'instant de basculer". Rama Yade - les éditions du net 2016

Sortir du faux débat sur le temps de travail

Depuis sa mise en pratique en France en 2000, la loi sur le temps de travail et le passage aux 35 heures a nourri bien des débats. Etonnament, les politiques et économistes qui s'invectivent ont une vision principalement statique du sujet, alors que l'économie est surtout question de dynamique.

Ce n'est pas tant le passage aux 35 heures qui a alors ralenti l'économie française que le gel des salaires sur les trois années qui ont suivi. Avec le gel des salaires, c'est toute l'activité économique qui s'est figée en retirant aux salariés leurs espoirs de voir leur situation s'améliorer, provoquant un comportement de préservation (argent placé, dépenses réduites...) et freinant les comportements audacieux. Si les efforts de productivité ne sont pas condamnables en soit et n'ont pas conduit à créer le nombre d'emplois attendus, la question essentielle est de savoir si cette productivité s'est faite au profit ou au détriment de la création de valeur, c'est à dire dans les fonctions support ou encadrantes dans le premier cas ou dans les fonctions de production dans le second.

C'est aussi la question du temps de travail efficace qui est posée. Travailler plus ne signifie pas nécessairement que la quantité de travail efficace soit plus grande. Les pistes sont d'abord celles d'une meilleure organisation du travail et d'une invitation des personnels à de meilleurs rendements (par l'appel à l'initiative et la créativité et par la reconnaissance des meilleures pratiques).

De nombreuses entreprises continuent de croire que c'est celui qui exécute qui coute cher, n'hésitant pas à mettre en place des fonctions supports dont la pertinence et valeur ajoutée ne sont pas toujours démontrées. Bien rares sont celles dont les fonctions encadrantes et support contribuent d'ailleurs réellement à rendre la production plus efficace ou à mieux la vendre (meilleure industrialisation, moins de rebus, moins de non qualité, capitalisation de l'expérience...)

De nombreux emplois sont sans réelle valeur ajoutée, ni pour la société, ni pour les entreprises ou leurs clients. Nous considérons que ces emplois sont non seulement une source d'insatisfaction pour ceux qui les occupent, mais qu'ils constituent aussi des pistes de gains, pour leurs employeurs (privés ou publics), bien supérieures à l'allongement de la durée du travail. Par exemple, nous pensons qu'augmenter le nombre des policiers n'aura aucun impact sur notre sécurité, si les politiques ne prennent pas la responsabilité de leur permettre d'intervenir en cas d'agression manifeste. Pour moi, l'efficacité d'un dispositif est plus dans sa capacité à prendre les bonnes décisions et à les mettre en œuvre, que dans les seuls moyens qui lui sont alloués. La difficulté reste que ces gains, s'ils sont indéniables aux bornes des organisations qui emploient, portent en eux le risque d'augmenter le nombre des sans emplois.

C'est la raison pour laquelle je défends la redistribution des activités des tâches "industrialisables" vers celles plus créatives ou de relation à l'individu (interface client ou avec l'administré s'agissant de la fonction publique) et entend préparer les jeunes à développer ces aptitudes au sein d'une école qui émancipe (voir la rubrique "Education").

Les entreprises publiques pour la plupart ne sont pas conduites dans une logique de développement de l'activité mais de réduction des effectifs, indépendemmant parfois des réelles opportunités de développement. Dans un certain nombre de ces cas, une place croissante à des initiatives privées encadrées permettrait de répondre non seulement à la réduction de la dépense publique et donc à l'impot mais aussi au maintien ou au développement de la prestation proposée, l'Etat et les collectivités gardant leur autorité en matière de service public et d'aménagement du territoire.

Enfin, je ne suis pas défavorables à remettre sur la table la question de l'organisation du travail et ma préoccupation principale sera qu'elle profite à l'économie toute entière, c'est à dire à la France et aux Français. Il est important que les entreprises Françaises aillent mieux. Mais il ne suffit pas que les entreprises aillent bien si ça ne profite pas aux Français.

En particulier, l'augmentation du temps de travail n'a pas de sens de manière mécanique et encore moins si les salaires devaient subir une nouvelle paralysie.

Lever l'opposition employeur - employé

Les Français ont peur de perdre leur emploi, parce qu'ils ont peur de ne pas en retrouver. C'est ce qui oppose aujourd'hui l'employeur qui demande plus de souplesse à la loi et les employés qui lui demandent plus de sécurité.

Combien de salariés œuvrent plus ou moins directement à la suppression de leur poste, au remplacement de leur activité par des automatismes, quel projet de société la classe politique propose-t-elle aux français ?

Dans notre démarche, il nous faut trouver les conditions qui soient favorables à la fois à l'emploi, aux entreprises et à l'économie de la nation et non en les opposants mutuellement.

Je n'oppose pas l'employeur à l'employé car chacun a besoin de l'autre pour prospérer.

Baisser seulement les charges des entreprises sans baisser la dépense de l’État fait peser d’avantage sur les particuliers ou fait l’État s’endetter (donc plus de charges et d’impôts à suivre). Je suis parfaitement conscient des renoncements faits par les entreprises au prix parfois de leur survie.

Nous identifions 2 leviers pour lever l'opposition employeur - employé :

  1. La réduction de la dépense publique diminuera l'impôt et permettra les conditions de la reprise, favorables tant aux employeurs qu'aux employés (voir l'article "Réduire la dépense publique" à la rubrique "Economie").
  2. L'augmentation des compétences valorisables redynamisera le marché de l'emploi par les nouveaux marchés qu'elles permettront de conquérir (voir les articles à la rubrique "Education").

L'objectif n'est pas de garantir l'emploi à vie, mais de mettre en place la dynamique économique propre à conserver et à développer l'emploi.

Avec mes propositions sur l'efficacité, une économie décongestionnée, la rémunération des allocations chômage contre une activité pour la collectivité, j'entends contribuer à la libération des contraintes et permettre à l’économie une nouvelle respiration.

Concilier activité humaine et automatismes

Les machines seront bientôt capables de tout exécuter, ce n'est qu'une question de temps.

Plutôt que de subir les évolutions technologiques, le débat de fond est donc de savoir quelle place notre société souhaite conserver à l'activité humaine.

D'une part, de nombreuses activités humaines sont pénibles, dévalorisantes, à risque, à faible valeur ajoutée ou n'offrent pas de perspective d'émancipation ou d'évolution. La plupart des activités humaines de fabrication ne rivalise plus avec la précision et la vitesse d'exécution des machines, jusqu'aux interventions chirurgicales qui recourent désormais de plus en plus aux nanotechnologies.

D'autre part, la baisse généralisée d'activité humaine a inévitablement pour conséquence d'appauvrir l'économie entrainant avec elle vers le déclin l’activité automatisée (voir l'article "Cesser de croire qu'on fabrique de la richesse avec rien" en haut de cette page).

Une société entièrement automatisée ne produit plus de richesse.

Il convient donc de favoriser une dynamique humaine, non seulement en investissant sur ce qu’elle a en propre, mais en assurant les conditions de son développement dès le plus jeune âge.

Le capital humain comprend la sensibilité, la créativité, l'ingéniosité, le bon gout et l'originalité.  Il peut s’exercer dans les métiers de conception ou artistiques, dans les rapports humains et la relation à la clientèle, dans les services à la personne. Pour cela, l’apprentissage scolaire doit complètement se réformer, inviter les énergies créatives à se libérer, aider la sensibilité à s’exprimer.

De très nombreuses activités sont peu consommatrices des ressources de la planète et ne sont donc pas incompatibles avec le maintien d’une croissance dans la qualité de vie en particulier.

Au-delà, je proposerai un impôt sur les automatismes et les systèmes informatisés qui établisse un seuil d'emploi en dessous duquel les entreprises seront incitées à ne pas descendre.

Rajeunir les lois travail

Le rôle de l'Etat est de cadrer, de fixer les grandes orientations.

Or, les lois qui régissent le travail sont plus un carcan qu'une aide réelle pour l'emploi et la société.

Pour revenir sur le nombre d’heures travaillées, le recours aux heures supplémentaires nous paraît sain. Que ces heures soient majorées et leur nombre limité nous paraissent incitatifs à en limiter les abus, le recours à de l’emploi supplémentaire devenant à un certain stade plus rentable, c’est aussi l’objectif.

Je ne suis pas fermé sur des souplesses en fonction des conventions collectives, mais même les conventions collectives ont besoin d’un cadre.

Réformer le syndicalisme

Le jeu syndical, dans le public en particulier, compense sa faible légitimité (très peu de véritables adhérents) par des revendications très caricaturales, un blocage des discussions et des possibilités d'adaptation au besoin. En retour (ou en amont, qui de l’œuf ou de la poule) le management de la fonction publique est lui aussi très caricatural, confond les syndicats avec les salariés et fait assez peu preuve de respect envers ceux qui, au bout de la chaîne, produisent la valeur.

Je propose de libérer les contraintes liées à la représentativité qui ne laissent la place qu'aux grosses structures très politisées pour ouvrir la représentation à tout salarié prêt à assumer cette fonction.

Refuser le chômage universel de base

Le revenu universel de base est présenté par ses défenseurs comme un remède à la réduction des emplois en milieu industriel principalement, mais également partout où l'informatisation et l'automatisation croissantes tendent à remplacer l'activité humaine. Certains détracteurs au contraire dénoncent la mesure injuste d'un revenu additionnel pour des personnes à hauts revenus qui n'en ont pas besoin ou encore l'impossibilité de son financement.

Pour éclairer un avis, il convient de mettre en perspectives les causes et les conséquences à moyen-long terme d'un tel dispositif, en gardant à l'esprit que l'économie est avant tout question de dynamique.

Sans ce préoccuper dans un premier temps de son financement, l'attribution d'un revenu universel de base sans condition apporte une rentrée d'argent qui devrait dans la théorie permettre de subvenir aux besoins vitaux : se nourrir, se loger, se vêtir et si son périmètre devait évoluer, se maintenir en bonne santé.

Dès lors que risque-t-il de se produire ?

  1. A volume d'offre identique sur le marché, il est fort probable que les prix augmentent et que ce seul revenu ne suffise rapidement plus. Sans mesure spécifique sur le logement en particulier (plafonnement des loyers, taxation des logements non occupés...), le revenu universel n'aura pour conséquence que d'en augmenter le prix. A considérer que le montant du revenu universel soit consommé intégralement dans la hausse des coûts, il ne sera plus d'aucune utilité et n'apportera aucune sécurité ou aucun confort de vie supplémentaire à leurs bénéficiaires.
  2. A d'autres, au seuil de la pauvreté ou aux ressources limitées, pour lesquels ce revenu constitue un plus, il représentera certainement d'abord une capacité supplémentaire à s'endetter, les remboursements d'emprunts venant rapidement grever le budget complémentaire correspondant.
  3. A supposer au contraire que ce revenu suffise à assurer le minimum vital ou à en sortir d'autres de la pauvreté, il est à parier que le dispositif soit alors une incitation de plus à déshumaniser la société et l'emploi et sans doute même à en accélérer le processus. D'une part moins seront tentés d'affronter le marché de l'emploi et ses contraintes, induisant par conséquence un moindre investissement dans la valeur travail (compétence, connaissance, talent, formation, effort...), d'autre part la société et les entreprises en particulier pourront moins recourir à l'activité humaine et ce de manière tout à fait décomplexée, la disposition légale déculpabilisant la collectivité.

Aussi, dans une logique de décroissance de l'activité humaine, soit a priori comme cause du besoin de recourir à un revenu universel, soit a posteriori comme sa conséquence, il apparaît que le financement de ce dispositif vient rapidement à se tarir, même s'il était au départ possible de correctement le dimensionner.

De surcroit, par la réduction de l'investissement de l'humain dans la valeur travail et du travail dans la valeur humaine, c'est la création de valeur toute entière qui est maltraitée. Moins de richesses produites conduiront à une augmentation générale de la pauvreté.

J'entend au contraire promouvoir les conditions du développement des richesses et défend, de ce fait, la taxation des automatismes, non pas comme source de financement d'un revenu universel de base, mais comme une disposition incitative à maintenir de l'emploi humain.

Une source de financement du revenu universel ne peut exister que tant qu’il y a création de richesse.

Je crois dans la valeur travail et n'entend pas subir la déshumanisation croissante de l'activité.

Le revenu universel de base ne doit pas justifier, par les politiques sous la pression des industriels, le remplacement systématique du travail humain.

Je ne crois pas dans la capacité du revenu universel de base à mieux répartir les richesses. Plus de justice sociale ne peut être que le résultat d'une réelle volonté politique et non la conséquence mécanique de l'application d'un outil qui serait, a contrario, vite détourné de son objectif premier ou qui pourrait devenir par lui même la nouvelle cause des difficultés. Le revenu universel de base aujourd'hui est comme les 35 heures il y a 15 ans, une bonne idée qui risque de ne pas tenir ses promesses.

Je refuse un système qui ne conduirait à terme qu'au chômage universel des populations.

Moderniser le SMIC

Le SMIC constitue pour les salariés majeurs à temps plein un minimum garanti. Pour un employeur et en additionnant les charges, il est le coût d’emploi minimum d’un salarié supplémentaire.

Je souhaite maintenir le principe du SMIC et envisage de l’augmenter en fonction des résultats obtenus par les autres mesures.

Or, une revalorisation du SMIC qui s’impose aux entreprises, est souvent régulée par une adaptation du nombre des emplois et un ralentissement des recrutements (puisque le coût d’emploi d’un salarié augmente). Souvent, le SMIC dont la hausse n’est pas répercutée sur les autres salaires vient rattraper les faibles revenus ce qui a pour effet d’augmenter la population active au SMIC.

Je proposerai donc des conditions incitatives pour les sociétés à rémunérer leurs salariés au-dessus du SMIC dès que c'est possible.

Dénoncer le travail illégal et condamner le non respect des droits fondamentaux

Sans pointer du doigt tel employeur ou telle entreprise, le phénomène qui consiste à profiter des situations de fragilité de certaines populations existe, au détriment, en effet, du respect de la loi.

Or, moins la loi est appliquée, plus l’impunité des contrevenants est assurée.

Malheureusement, la majeure partie des textes de loi n’a pas d’application concrète en dehors des tribunaux, eux-mêmes largement débordés (voir aussi l'article "Réparer la Justice" à la rubrique "Loi-Police-Justice").

Par ailleurs, le maintien dans l’ignorance de ces populations et la cécité, souvent feinte, des pouvoirs publics (le copinage avec certains industriels aidant) ne favorise pas la résolution rapide de ces situations : la poussière sous le tapis est le sport national de l’Etat et des grandes entreprises.

Pour les cas d’esclavagisme moderne dont certains grands groupes français se sont trouvés accusés par des ONG à l’étranger, le sujet est plus délicat, car il relève de la législation locale. Toutefois des mesures sont toujours possibles.

En réponse, je propose les mesures suivantes :

  1. Simplifier la loi : il y a beaucoup de contradictions et elle est génératrice de beaucoup d’inefficacité (voir aussi l'article "Dépoussiérer la loi" à la rubrique "Loi-Police-Justice")
  2. Informer la population de ses droits, accueillir les populations immigrées et les accompagner dans leurs démarches administratives pour réduire leur vulnérabilité aux chantages et abus divers. Faciliter la représentation des citoyens devant les tribunaux.
  3. Désengorger les tribunaux et augmenter leur efficacité en externalisant ou en encadrant le traitement de certaines affaires plus simples (divorces, problèmes de voisinage, juridiction de proximité…)
  4. Légiférer sur les obligations des entreprises françaises y compris pour les marchés qu’elles remportent à l’étranger. Prévoir des sanctions financières pour l’entreprise et pénales pour leurs représentants légaux en cas de non observation de la loi.

Je ne reconnaît pas le copinage et les passe-droits. Jesouhaite une France apaisée, respectueuse des Droits de l’Homme et des libertés fondamentales.

Assurer une retraite décente pour tous

Le nombre de retraités, à la hausse avec les naissances d'après guerre se stabilise progressivement, mais il restera élevé pendant les 20 prochaines années. Repousser l'âge légal de départ à la retraite était donc à la fois justifié par son financement et par un alongement de l'espérance de vie en bonne santé.

Cependant, une part importante de salariés après une perte d'emploi n'est pas en situation de pouvoir justifier de toutes ses cotisations pour une retraite décente. Dans le dispositif proposé ci-dessus "Activité contre rémunération, rémunération contre activité", il conviendra d'étudier les conditions de continuité de la cotisation retraite.

Voir aussi l'article "Rendre la fiscalité et les aides plus incitatives..." à la page "Emploi".

Les retraités sont aussi des citoyens auxquels l'Etat doive une protection minimale.