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Développer la sensibilité artistique

Je propose d'appeler "Art" toute création humaine qui s'adresse aux sens, aux émotions ou à l'intellect et n'a pas à proprement parler d'autre fonction pratique établie que de fixer les savoir-faire, de partager des éléments de culture et d'en transmettre les valeurs.

Sont donc pris en considération et de manière non exhaustive, les arts visuels (dessin, peinture, photographie, sculpture, architecture), les arts littéraires, les arts du spectacle (musique, théâtre, mime et pantomime, cirque, danse, cinéma, marionnettisme, prestidigitation), les arts culinaires et de la table, le jardinage, l'horticulture, les arts décoratifs (architecture d'intérieur, mobilier, ameublement) et les arts appliqués (design, mode).

Rendre l'art accessible, c'est en faciliter l'accès tant intellectuel que matériel.

Sur le plan intellectuel, c'est d'abord porter à la connaissance, puis donner les clés de compréhension et de décodage, accompagner la réceptivité, c'est à dire la prise de conscience de la difficulté et de la qualité de la performance.

Sur le plan matériel, c'est mettre à disposition, exposer de manière éphémère ou permanente dans des conditions abordables pour le plus grand nombre. C'est aussi en faciliter la pratique en favorisant les initiatives particulières et collectives, en ouvrant l'école sur la découverte de ces disciplines.

Rendre l'art accessible, c'est aussi un état d'esprit. C'est une ouverture à des formes variées d'expression, sans parti pris, sans jugement prédéfini. Rendre l'art accessible, c'est accepter ce qui peut parfois surprendre ou déranger au premier abord, accueillir, reconnaître et enfin savoir apprécier.

Promouvoir le talent

De plus en plus, les considérations financières qui définissent les règles de l'exposition médiatique tendent à préférer à l'oeuvre artistique, résultat d'un effort de créativité, de l'expression de talents et d'un travail de cohérence, une oeuvre plus facile, plus immédiate et moins risquée de reproduction, de réédition ou de réutilisation, au détriment d'une élévation culturelle de la population.

Sur les radios françaises, 2% des nouvelles productions totalisent 75% des diffusions (Voir le rapport "l'économie de la production musicale - édition 2015" du Syndicat National de l'Edition Phonographique chapitre 5, page 53). Le rapport du SNEP - édition 2016, révèle une concentration toujours plus forte (chapitre 5, page 51 : moins de nouveauté francophones pour plus de diffusion).

Ce sont toujours les mêmes œuvres qui tournent en boucle sur les radios depuis 30 ans ou leurs pâles reprises. C’est la culture du zéro risque qui est entretenue, la promotion du tube dont on sait qu’il fonctionnera à force de l’imposer sur les ondes. C’est la recherche d’argent facile à partir de rien que nous dénonçons (voir notre article "On ne fabrique pas de la richesse avec rien" à la rubrique "Emploi") et qui conduit à la faible croissance et au blocage de l’économie que nous connaissons.

C'est ainsi que la SACEM dont l'objectif est de rétribuer les droits d’auteurs en matière musicale en fonction de la diffusion de leurs œuvres, ne favorise que de manière très marginale les jeunes talents.

De la même manière et à l'exception de quelques rares compositions à caractère artistique, la production cinématographique joue sur les mêmes recettes classiques de la réédition ou de la continuation par des volets successifs ayant pour conséquence de proposer des contenus culturellement pauvres en créativité. La télévision enfin a en grande partie perdu son rôle non seulement éducatif mais plus encore d'ouverture à la culture, au bon goût et au talent de créativité, de composition et d'interprétation.

Je propose la mise en place de la distinction honorifique "meilleur artiste de France" visant à féliciter et à promouvoir les auteurs d'oeuvres à caractère artistique, résultat d'un réel effort d'inventivité, de conception et de réalisation.

Je veux promouvoir la nouveauté, l’audace, l’impertinence et faire bouger ceux qui ont trouvé leur zone de confort.

Je veux redonner à la France la capacité de valoriser le talent, la créativité, l'initiative et la persévérance en favorisant les comportements exemplaires, en permettant aux élèves prometteurs de poursuivre les études dont ils sont capables indépendamment de leurs possibilités financières (voir également l'article "Plus de justice sociale" à la rubrique "Loi-Police-Justice").

Je veillerai à faire reconnaître et à récompenser l'effort contre la paresse, le talent contre la vulgarité, l'initiative contre l'attentisme, l'innovation contre la reproduction, l'intelligence contre la bêtise, la finesse contre la grossièreté.

Capitaliser le savoir faire

Le patrimoine culturel français est d’une richesse que nous envient de nombreuses nations, mais à surfer sur nos acquis et à alimenter à grands frais ceux qui n’ont plus rien à proposer, nous allons l’épuiser.

Je veillerai par mon action à l’entretenir en le renouvelant, en le rajeunissant, en transmettant l’audace et l’impertinence, en favorisant la nouveauté et en faisant bouger ceux qui ont trouvé leur zone de confort, car bien souvent ne sont plus rétribués que des artistes connus qui ne se sont plus renouvelés depuis des années.

Capitaliser le savoir faire, ce n'est pas servir inlassablement la même production, c'est conserver les techniques de la création, l'art de la composition et du bon goût, le talent de la nouveauté.

Dynamiser la recherche

Ajouté le 20 mai 2017

Je souhaite donner la possibilité de transformer une partie des impôts des entreprises en fond de recherche.

(en construction)

Porter la France au-delà des frontières

Ajouté le 20 mai 2017

Seul le talent fera choisir la France sur la scène mondiale, seul le talent attirera les investissements et permettra la relance. A ceux qui nous disent que la croissance n'est pas infinie, nous répondons que le talent peut aussi s’exercer dans des services peu consommateurs des richesses matérielles de la planète.

(en construction)