https://fr.wikipedia.org/wiki/Union_européenne#/media/File:Flag_of_Europe.svg

Répacituler l'Europe

Il est bien difficile de dire ce qui aurait pu se produire sans sa construction, mais il convient de reconnaître que l’Europe connait depuis la fin de la dernière guerre mondiale une paix et une stabilité durables, alors que la France et l’Allemagne, les deux principaux partenaires de la construction européenne, sortaient de 3 conflits majeurs en moins de 70 ans.

L’Europe, c’est la construction du marché intérieur, la libre circulation des personnes, ou encore la réglementation de la concurrence, dont il est d’ailleurs intéressant de noter qu’elle a été calquée sur la réglementation française intérieure.

L’Europe, c’est aussi le maintien d’une activité d’exploitation agricole en France qui, même si elle connait des difficultés réelles, se serait dégradée bien plus vite encore, nos agriculteurs et éleveurs ne pouvant faire face au coûts des importations d’une part et ne pouvant lutter à l’exportation d’autre part.

Ce n’est pas l’Europe qui favorise la mondialisation de l’économie. Elle s’impose d’elle même. En revanche, l’Europe organise le marché pour mieux y faire face.

Nous considérons de notre côté que la France n'a pas besoin de l'excuse européenne pour être en déroute et que l'Europe telle qu'elle est organisée aujourd'hui est aussi le résultat de la politique française. Nous ne pouvons imaginer que la France n'ait pas été influente dans la construction européenne. L'Europe est donc aussi le résultat de la politique de nos élites.

L'Europe n'est que ce que ces Etats veulent qu'elle soit.

Comprendre la crise de la dette publique grecque

La vidéo au lien ci-après explique de manière objective les raisons de la crise grecque sans concession particulière vis à vis ni de la Grèce, ni de l’Europe.

http://www.dailymotion.com/video/x37l365_comprendre-la-crise-grecque-en-cinq-etapes_news

Ce n’est pas l’Europe en tant que tel qui explique la crise en Grèce, mais ce que nous pouvons reprocher à l’Europe c’est son manque d’originalité : pour sortir de la crise, la Grèce est invitée à mettre en oeuvre plusieurs plans d’austérité successifs. Ces plans, comme nous pouvons nous y attendre, n’ont pour effet que de ralentir encore l’économie du pays au lieu de la dynamiser.

Comprendre la crise grecque en cinq étapes

Cette vidéo est disponible sous http://www.dailymotion.com/video/x37l365_comprendre-la-crise-grecque-en-cinq-etapes_news

Relativiser le Brexit

Le 24 juin 2016, au lendemain de l’annonce du résultat au référendum sur le maintien ou la sortie de l’UE, nos voisins d’outre Manche de l’industrie et des affaires se sont tout de même réveillés avec le sentiment d’être passé à côté de quelque chose d’important.

Rapidement, plusieurs gros investisseurs ont revu leurs projets et leurs placements sur le territoire britannique à la baisse.

Mais le Royaume Uni a toujours été un pays avec ses particularités de traitement au sein de l’Union Européenne et les anglais ne manquent pas de ressources.

Surtout, Il a continué en marge de l’UE à maintenir ses relations commerciales au sein du Commonwealth (communauté de nations composée de 52 Etats pour la plupart d’anciennes colonies britanniques.

Le Royaume Uni est le premier Etat membre à avoir fait application de l’article 50 du Traité de Lisbonne relatif à son retrait de l’UE.

Poursuivre la construction

L'Europe n'est pas figée, elle est en construction.

Le traité de Lisbonne en 2009 marque une nouvelle étape, une étape structurante, mais non l'aboutissement.

En particulier, Une France Juste croit qu'il est possible de faire évoluer la construction européenne vers un espace de partage plus équitable, de mise en commun des énergies et des talents, de mutualisation des connaissances et des ressources.

  • Je crois dans la création des richesses (culturelles, techniques, humaines) nées de la rencontre des différences.
  • Je défends la convergence progressive des modèles sociaux et de la fiscalité.
  • Je soutiens la reconnaissance partagée des diplômes délivrés dans les pays de l’Union et encourage leur harmonisation.
  • Je soutiens la mise en commun des moyens de défense et d'investigation.
  • Je réclame une Europe plus juste, plus humaine et moins technicienne dans sa construction et dans son administration.
  • Je revendique une Europe qui écoute et rend des comptes à ses citoyens, une Europe qui réunit, qui rassemble, autorise, accompagne et protège.
  • J'attends de l'Europe un cadrage qui fixe les principes communs et laisse aux États membres la latitude de leur mise en œuvre sans les étouffer.

L'Europe ne doit pas être une invention pour les sachants, un jouet pour les élites. Elle doit être un toit pour l'ensemble des citoyens de l'Union, un recours lorsqu’ils ne sont pas entendus dans leur Etat d’appartenance.

Je suis profondément européens au sens de l’histoire, de la culture, au sens des valeurs humaines que nous partageons avec nos voisins et c’est cette Europe-là que nous voulons construire. La France a une importante responsabilité sur l’Europe (histoire de la couronne de France, empire Napoléonien, mouvements de population…). L’histoire de France ne peut s’écrire et se comprendre qu’au-delà des limites de l’hexagone.

Pour moi, il y a une place pour une construction européenne et il est plus facile d'y contribuer de l'intérieur, de surcroit comme membre fondateur, que de la réclamer de l'extérieur.

Au contraire, un repli cocardier et orgueilleux isolera la France sur la scène internationale. Le territoire des générations présentes et à venir, des affaires économiques et politiques ne se limite plus aux frontières de l'hexagone, il est désormais mondial. Pour compter à cette échelle et peser sur les décisions pour la planète, c'est bien d'une Europe forte dont nous avons besoin.

L’indépendance réclamée par certains ne sera jamais que relative, la vraie question étant de conserver suffisamment d’influence pour peser sur les orientations stratégiques tout en gardant des marges de manœuvre.

Réclamer des comptes à l'Europe

Comme souvent en politique il y a un décalage entre les intérêts de la population et ceux de leurs représentants. Dans une démocratie, la souveraineté du peuple est exercée à l’occasion des élections et par le biais d’organes de contre-pouvoirs qui se régulent.

En France, le taux de participation à l'Election des députés au Parlement Européen de 2014 a été de 42,4% contre 42,6% dans l'ensemble des pays de l'Union.

Ce résultat traduit un certain désengagement des citoyens de l'Union pour les Elections Européennes. En cause, non seulement le Parlement européen a des compétences limitées (il ne dispose pas de l’initiative législative, n’a pas voix en matière monétaire ni financière…), mais encore ne justifie-t-il pas de son action devant les citoyens.

Je souhaite davantage faire participer les citoyens à son fonctionnement et leur permettre de contribuer à faire progresser son organisation.

Je propose en particulier de renforcer les pouvoirs du Parlement élu et de lui imposer de rendre des comptes aux 500 millions de citoyens qui composent l'Europe. De la même manière, ce sont aux Chefs des Etats membres d'assumer les décisions de l'Europe face à leur nation et de porter le message aux populations.

De la même manière que l’Etat n’a de pouvoir dans une démocratie que celui que les citoyens lui ont confié, nous imaginons une Europe qui cadre et harmonise les pratiques, fusionne les énergies et rationalise les fonctionnements, sans toutefois priver les Etats membres de leur particularité. Le cadrage doit organiser mais non inutilement contraindre.

Alors dans ces conditions, je suis favorable à une Europe des nations et je reconnais les compétences établies par le traité de Lisbonne.

A l'instant de basculer

"L'Europe qui aurait pu et dû être l’espace régional le mieux organisé dans notre monde en archipels, l’Europe censée prolonger et magnifier la France, est devenue, jusque dans la caricature, une foire commerciale sous triple emprise technocratique, financière et comptable. Une sorte de miroir grossissant de nos propres insuffisances. L’Europe est aujourd’hui une démocratie défaillante qui fait honte à tous ceux, dont je fais partie, qui ont toujours voulu d’une autre Europe. Les Européens ont été ballotés, méprisés et dupés par leurs représentants".

Sur l’Europe. "A l'instant de basculer". Rama Yade - les éditions du net 2016

Le traité de Lisbonne

Le Traité de Lisbonne régit actuellement le fonctionnement de l'Union européenne. Il est entré en vigueur le 1er décembre 2009, après le rejet du traité établissant une constitution pour l'Europe.

Il établit la personnalité juridique de l'UE, adopte un processus de décision simplifié au Conseil de l'UE, instaure une Présidence permanente au Conseil Européen, institue un Haut représentant de la politique étrangère européenne, membre du Conseil de l'UE et de la Commission, renforce le rôle des Parlements nationaux, clarifie la répartition des compétences entre l'Union et les Etats membres, introduit la possibilité d'initiative citoyenne, affirme la Charte des droits fondamentaux, établit la Banque centrale européenne en véritable institution de l'UE, facilite les décisions en matière de coopération judiciaire et policière et attribue à la lutte contre le changement climatique un statut prioritaire.

Pour la première fois, le traité prévoit une clause de sortie qui confère aux Etats membres le droit de se retirer de l'UE.

Le traité définit les compétences de l'UE qui comprennent les compétences exclusives, les compétences partagées et les compétences de coordination.

Les compétences de l'Union

Les compétences exclusives, pour lesquelles seule l'Union peut légiférer et adopter des actes juridiquement contraignants, portent sur l'union douanière, les règles de concurrence intracommunautaires, l'union économique et monétaire, le développement durable, le commerce extracommunautaire et la conclusion de certains accords internationaux. 

Les compétences partagées, pour lesquelles l'Union et les États membres peuvent légiférer et adopter des actes juridiquement contraignants dans ces domaines (Les États membres exercent leur compétence dans la mesure où l'Union n'a pas exercé la sienne), portent sur le marché commun, la politique sociale (limitée aux aspects définis dans la TFUE), la politique régionale (cohésion économique, sociale et territoriale), la politique agricole et la pêche, la politique de recherche et d'innovation, la politique énergétique, la politique environnementale, la protection des consommateurs, la politique des transports, les réseaux transeuropéens, l'espace de liberté, de sécurité et de justice, la coopération au développement et l'aide humanitaire, les enjeux communs de sécurité en matière de santé publique.

Les compétences de coordination, pour lesquelles l'Union dispose d'une compétence pour mener des actions pour appuyer, coordonner ou compléter l'action des Etats membres, portent sur la politique culturelle, la politique industrielle, la politique touristique, la politique d'éducation, de formation et de la jeunesse, la protection et l'amélioration de la santé, la protection civile, la coopération administrative.

Les Institutions Européennes

Il y a quatre institutions politiques qui détiennent les pouvoirs exécutif et législatif de l'Union.

Le Conseil Européen désigne le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement des Etats membres de l'Union Européenne. Ces sommets ont pour but de définir les grands axes de la politique de l'Union, essentiellement en matière de politique étrangère. Le Conseil Européen désigne le président de la Comission et le Haut Représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. Il est le plus haut corps politique de l'UE.

Le Conseil (ou Conseil de l'Union Européenne) est détient les pouvoirs législatif et exécutif. Il décide des actes législatifs et budgétaires au sein de l'Union européenne. Il partage sa compétence avec le Parlement européen dans le cadre de la procédure législative ordinaire (la politique monétaire n'en fait pas partie). La présidence du Conseil est exercée pendant six mois par chaque État membre, par rotation.

La Commission est l'organe exécutif de l'Union. Elle est composé d'un commissaire par Etat membre. La fonction principale de la Commission européenne est de proposer et de mettre en œuvre les politiques communautaires. Elle partage les pouvoirs exécutif et législatif avec le Conseil. Son mandat est de cinq ans. Les commissaires sont assistés par une administration centrale (27 000 personnes). La Commission est responsable devant le Parlement européen qui peut la censurer, mais exclusivement sur sa gestion, et par un vote des deux tiers du Parlement. Son siège est situé à Bruxelles.

Le Parlement est l'organe parlementaire de l'UE. Il partage avec le Conseil, le pouvoir législatif de l'UE. Le Parlement est composé de 751 députés élus au suffrage universel direct par les citoyens des Etats membres. Le Parlement européen participe à l'élaboration de certaines directives et certains règlements dans le cadre de la Procédure législative ordinaire, et approuve le président de la Commission choisi par le Conseil Européen, ainsi que la composition de la Commission. Il peut la forcer à démissionner par une motion de censure. Il participe au vote du budget de l'UE et a le dernier mot pour les dépenses dites non obligatoires. Il ne dispose pas de l'initiative législative, dont la Commission européenne a le monopole. Son siège est à Strasbourg.

Les Etats membres

Les 28 Etats membres de l'UE sont l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, la Bulgarie, Chypre, la Croatie, le Danemark, l'Espagne, l'Estonie, la Finlande, la France, la Grèce, la Hongrie, l'Irlande, l'Italie, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la République tchèque, la Roumanie, le Royaume-Uni, la Slovaquie, la Slovénie et la Suède.

Le 23 juin 2016, le Royaume-Uni a voté par référendum sa sortie de l'Union Européenne. Le Royaume-Uni a 2 ans (et plus en cas de prorogation) pour sortir de l'Union.